Ampli Rotel RSX-03
Voici
le compte-rendu d'une écoute qui m'a permis de trouver une nouvelle
amplification pour alimenter mes Infinity. Un dimanche après-midi, je
me suis rendu chez Elecson dans le but de trouver un remplaçant à mon
vieux Denon Avr2802 qui avait bien fait son temps et m'avait procuré
beaucoup de plaisir. |
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Le temps de passer aux éléments séparés n'étant pas encore venu, Ronan m'a mis en écoute quelques amplis :
- - Yamaha 2500,
- - Rotel RSX-03,
- - Harman Kardon AVR630
Les
trois sont réglés au même niveau sonore, histoire de pouvoir basculer
de l'un à l'autre et de les comparer dans des conditions
identiques.
Les enceintes choisies sont des B&W,
série 600, réputées dures à alimenter, comme les Infinity, le
sub est un Velodyne SPL1200-R.
Pour les écoutes, j'ai amené mon DVD de tests qui contient des extraits
de films (i-Robot, U-571, Le Seigneur des anneaux (l'introduction et
Khazad-Dûm), Star Wars, la course de Pod) et des extraits de DVD
musicaux (Dido, Springsteen, R.E.M., Scorpions).
On commence avec le Rotel sur les extraits de concerts, c'est très
agréable à écouter, la scène sonore est large, ça tape comme il faut,
c'est très musical, cette écoute commence vraiment bien. On bascule
ensuite sur le Yamaha et là, grosse déception, la scène sonore devient
étriquée par rapport au Rotel, spécialement sur le haut du spectre.
Retour sur le Rotel, et là, les B&W se remettent à chanter. Je
passe ensuite sur le Harman et retrouve les mêmes sensations qu'avec le
Yamaha, avec en plus, ce coté outrageusement chaleureux du medium, que
je n'aime pas du tout. Je me repasse ensuite tous les extraits de mon
DVD, fait quelques retours sur le Yamaha sur les extraits de films, la
différence est moins grande mais reste perceptible en faveur du Rotel.
Moralité, mon choix aura été facile, le Rotel est vraiment au dessus
des deux autres amplis, donc passage à la caisse, je ramène le Rotel à
la maison. Débranchement du Denon, mise en place du Rotel, et musique
Maestro !
Sur les Infinity, je retrouve les qualités du Rotel que j'avais
apprécié sur les B&W, soit musicalité, ouverture sonore, punch.
Avec le SPL1200R pour soutenir le bas du spectre, c'est vraiment très
beau.
D'un
point de vue technique, le Rotel est un ampli essentiellement axé
vers l'audio, les fonctions video sont réduites au strict minimum, donc
amateurs d'upscaling, de HDMI ou de YUV, passez votre chemin, les
entrées et sorties sont composite et s-video. Du point du vue audio,
l'ampli délivre 5 x 40 watts et en consomme 270. Il n'y a pas
d'égalisation automatique avec un micro, donc vive le sonomètre. J'ai
noté une bonne sophistication du paramétrage, la taille des enceintes
(small, large, none) peut être réglée par flux (Dolby, DTS,
Stereo/MPEG, Music (quand il y a utilisation d'un mode DSP)), de même
que le niveau du subwoofer (avec en plus les réglages sur les flux
DPLIIx et sur l'entrée 5.1). |
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A
noter que lorsqu'une enceinte est déclarée en small, les basses sont
redirigées vers le caisson mais aussi vers les principales !. Le reste
est plus classique, les modes music et cinema sur le DPL2x et le DTS
Neo:6, le mode Cinema EQ, la fréquence du coupure du sub (de 40 à 120
hz par pas de 20 hz). Il est possible de définir le mode DSP
sélectionné par défaut par entrée, le volume au démarrage (le dernier
utilisé ou une valeur donnée), le volume maximum auquel il sera
possible de monter le son et la vitesse de montée ou de descente du
volume. Le paramétrage de l'ampli se fait obligatoirement via l'OSD,
l'écran de l'ampli n'affichant que quelques informations courantes
(type de décodages, enceintes en service, ...).
Dernier
élément, le décodeur fonctionne en 7.1 mais il n'y a que cinq
borniers d'enceinte. Pour contourner cette limitation, l'ampli
dispose de deux sorties pré-out qu'il est possible d'utiliser pour
alimenter deux surround back ou les deux enceintes principales, le
choix étant paramétrable via l'OSD. Dans ce cas, l'ajout d'un bloc de
puissance RB-03 devrait compléter naturellement le RSX-03.
A niveau des défauts, si on ne tient pas compte des capacités limitées
en video, je n'en vois que trois, tous minimes : la consommation en
mode veille de 47 watts (un interrupteur a vite réglé le problème), le
fait de n'avoir que deux sorties pré-out, limitant ainsi l'évolutivité
de la solution, et le bouton Power qui est doté d'une magnifique diode
bleue mais qui est trop lumineuse.
Je vous invite donc à aller écouter cette petite merveille qui, en
terme de rapport qualité/prix, me semble difficilement battable.
© www.jjumper.org
19/12/2005