11/12/05 - Ampli Rotel RSX-03
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Evolution du 11/12/2005 - Nouvel ampli Rotel RSX-03

Voici le compte-rendu d'une écoute qui m'a permis de trouver une nouvelle amplification pour alimenter mes Infinity. Un dimanche après-midi, je me suis rendu chez Elecson dans le but de trouver un remplaçant à mon vieux Denon Avr2802 qui avait bien fait son temps et m'avait procuré beaucoup de plaisir.

Le temps de passer aux éléments séparés n'étant pas encore venu, Ronan m'a mis en écoute quelques amplis :

Les trois sont réglés au même niveau sonore, histoire de pouvoir basculer de l'un à l'autre et de les comparer dans des conditions identiques.

Les enceintes choisies sont des B&W, série 600, réputées dures à alimenter, comme les Infinity, le sub est un Velodyne SPL1200-R.

Pour les écoutes, j'ai amené mon DVD de tests qui contient des extraits de films (i-Robot, U-571, Le Seigneur des anneaux (l'introduction et Khazad-Dûm), Star Wars, la course de Pod) et des extraits de DVD musicaux (Dido, Springsteen, R.E.M., Scorpions).

On commence avec le Rotel sur les extraits de concerts, c'est très agréable à écouter, la scène sonore est large, ça tape comme il faut, c'est très musical, cette écoute commence vraiment bien. On bascule ensuite sur le Yamaha et là, grosse déception, la scène sonore devient étriquée par rapport au Rotel, spécialement sur le haut du spectre. Retour sur le Rotel, et là, les B&W se remettent à chanter. Je passe ensuite sur le Harman et retrouve les mêmes sensations qu'avec le Yamaha, avec en plus, ce coté outrageusement chaleureux du medium, que je n'aime pas du tout. Je me repasse ensuite tous les extraits de mon DVD, fait quelques retours sur le Yamaha sur les extraits de films, la différence est moins grande mais reste perceptible en faveur du Rotel. Moralité, mon choix aura été facile, le Rotel est vraiment au dessus des deux autres amplis, donc passage à la caisse, je ramène le Rotel à la maison. Débranchement du Denon, mise en place du Rotel, et musique Maestro !

Sur les Infinity, je retrouve les qualités du Rotel que j'avais apprécié sur les B&W, soit musicalité, ouverture sonore, punch. Avec le SPL1200R pour soutenir le bas du spectre, c'est vraiment très beau.

D'un point de vue technique, le Rotel est un ampli essentiellement axé vers l'audio, les fonctions video sont réduites au strict minimum, donc amateurs d'upscaling, de HDMI ou de YUV, passez votre chemin, les entrées et sorties sont composite et s-video. Du point du vue audio, l'ampli délivre 5 x 40 watts et en consomme 270. Il n'y a pas d'égalisation automatique avec un micro, donc vive le sonomètre. J'ai noté une bonne sophistication du paramétrage, la taille des enceintes (small, large, none) peut être réglée par flux (Dolby, DTS, Stereo/MPEG, Music (quand il y a utilisation d'un mode DSP)), de même que le niveau du subwoofer (avec en plus les réglages sur les flux DPLIIx et sur l'entrée 5.1).

A noter que lorsqu'une enceinte est déclarée en small, les basses sont redirigées vers le caisson mais aussi vers les principales !. Le reste est plus classique, les modes music et cinema sur le DPL2x et le DTS Neo:6, le mode Cinema EQ, la fréquence du coupure du sub (de 40 à 120 hz par pas de 20 hz). Il est possible de définir le mode DSP sélectionné par défaut par entrée, le volume au démarrage (le dernier utilisé ou une valeur donnée), le volume maximum auquel il sera possible de monter le son et la vitesse de montée ou de descente du volume. Le paramétrage de l'ampli se fait obligatoirement via l'OSD, l'écran de l'ampli n'affichant que quelques informations courantes (type de décodages, enceintes en service, ...).

Dernier élément,  le décodeur fonctionne en 7.1 mais il n'y a que cinq borniers d'enceinte. Pour contourner cette limitation, l'ampli dispose de deux sorties pré-out qu'il est possible d'utiliser pour alimenter deux surround back ou les deux enceintes principales, le choix étant paramétrable via l'OSD. Dans ce cas, l'ajout d'un bloc de puissance RB-03 devrait compléter naturellement le RSX-03.

A niveau des défauts, si on ne tient pas compte des capacités limitées en video, je n'en vois que trois, tous minimes : la consommation en mode veille de 47 watts (un interrupteur a vite réglé le problème), le fait de n'avoir que deux sorties pré-out, limitant ainsi l'évolutivité de la solution, et le bouton Power qui est doté d'une magnifique diode bleue mais qui est trop lumineuse.

Je vous invite donc à aller écouter cette petite merveille qui, en terme de rapport qualité/prix, me semble difficilement battable.

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19/12/2005


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